MES CICATRICES APRÈS 6 MOIS

Voilà mes cicatrices après 6 mois, celles du thorax, une photo avec des petites « croix » qui sont en fait la cicatrice laissée par les drains, et enfin la cicatrice sous mon épaule droite qui est celle du pacemaker. Si vous voulez les voir en taille réelle il suffit de cliquer sur la photo….

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VISITE DE CONTROLE 2 MOIS APRES OPERATION

Ce matin j’avais rendez-vous avec mon chirurgien préféré pour la visite de contrôle après deux mois…Il m’a trouvé en pleine forme, mon coeur fait un boulot du tonnerre grâce à ma valve mécanique toute neuve …Il a vérifié l’état de mes cicatrices, elles sont belles, il m’a dit qu’il fallait compter un an pour qu’elles soient « blanches » et bien résorbées.

J’ai appris une chose intéressante, c’est que les tissus autour de la valve et du tube en dacron vont cicatriser également, et donc la valve fera peu à peu moins de bruit. Je dois dire qu’elle ne me gêne pas, son clic clac régulier me rassure en fait…

10 mai 2009

Hier j’ai repris le volant pour la première fois, je n’ai fait que peu de kilomètres mais tout s’est bien passé. En fait je suis allée jusqu’à Gamm Vert pour acheter des fleurs à repiquer dans le jardin. Donc après cette petite escapade, j’ai biné la terre du jardin, ôté les mauvaises herbes, et replanté mes fleurs…

Et l’après-midi repos dans le fauteuil, car j’ai bien transpiré en jardinant!

8 semaines après l’opération…

Je tiens à noter sur le blog qu’après 8 semaines suivant l’opération, je vais de mieux en mieux !
Je me rends compte par exemple quand je me promène avec ma chienne, là où j’étais essouflée et où je devais d’ailleurs faire une pause , maintenant je continue sans peine à marcher.

Au début quand je suis rentrée de convalescence je dormais un peu l’après midi, maintenant je m’accorde une pause télé après le repas, et je reprends le cours de mes activités. Je recommence doucement mon activité professionnelle.

Comme je suis heureuse d’avoir fait cette opération sans attendre! Maintenant, tout cela est « derrière moi » je vois l’avenir avec confiance et sérénité!

1er jour où je bosse un peu…

C’est la première fois depuis mon opération que je me remets à bosser un peu pour un client, du boulot que j’aime ( correction d’un texte) pour un prof suisse avec qui j’ai d’excellents contacts.

Bon il faut dire que ce matin j’ai attaqué par une promenade avec brindille, puis 30 mn de gym respiratoire, puis 25 mn de vélo d’appartement, et enfin passer la serpillère dans la maison ouf….

Repos pendant le repas puis les infos, et enfin devant un épisode d’ Hercule Poirot ! J’ai donc enchaîné par cette relecture et correction, et là je vais me reposer !

26 04 2009 …point sur ma santé

Franchement je me sens de mieux en mieux. Je me suis aperçue ce matin en enfilant mes habits que je peux les mettre comme avant, je n’ai plus besoin de passer d’abord la manche droite, puis la tête pour finir par la manche gauche…hé hé ça ne semble pas important mais c’est pourtant un signe d’amélioration !


Retour à la maison et ptite déprime…

Le retour d’abord euphorique a été suivi d’un coup de déprime, ça je ne m’y attendais pas !

En fait, c’est un phénomène normal, après la tension des dernières semaines, toutes ces émotions, et lorsque je me suis retrouvée comme je disais « au milieu des bien portants », je me suis sentie soudain incomprise, décalée…

Au bout de quelques jours heureusement, j’ai retrouvé le moral, j’ai accepté d’être « fatiguable », et je me suis donc accordé des siestes, du repos à tout moment…

Nous sommes le 25 avril, je vais de mieux en mieux, chaque jour un peu mieux en fait, j’ai mis mon travail « de côté », et du coup je me sens bien.  Ah oui au  fait mon travail , je l’explique sur un autre blog  » http://www.telesecretariat-voreppin.com/ « .

 

25 mars 2009…départ pour le centre de rééducation

Réveillée à 6h30. J’ai bien dormi. Lorsque l’infirmière est passée à 1h du matin me faire ma piqûre je lui ai demandé si la nuit se passait bien, elle était un peu gênée, elle m’a avoué qu’une vieille dame venait de mourir. Je me suis dit que cette personne ne souffrait plus, mais que ce devait être triste pour sa famille.

Aujourd’hui je vais découvrir mon nouvel environnement, je suis un peu inquiète, je me trouvais bien ici ! Mais bon, il faut bien passer à l’étape suivante !

Je me trouvais à discuter avec un papy dans sa chambre lorsque les ambulanciers sont arrivés pour me chercher .

Dans l’ambulance j’ai demandé à monter à côté du chauffeur pour voir le paysage, je ne connaissais pas du tout la route pour aller à St Hilaire. Aucun vertige, j’ai apprécié d’avoir fait depuis 2 jours des pas dans le couloir, je n’étais pas du tout étourdie.

Donc à 10h nous avons pris la route vers mon nouveau lieu de séjour, il a fallu une bonne trentaine de minutes pour monter. L’établissement est au pied de la Dent de Crolles, une immense bâtisse, tout en largeur, construction des années 30.

Là-haut nous sommes à 1100 m d’altitude, il faisait 2° lorsque nous sommes arrivés, il y avait beaucoup de neige sur les montagnes alentour.

Le hall est très grand, une immense baie vitrée offre une vue panoramique sur la chaîne de montagnes, le style fait penser aux grands hôtels des années 30. Les ambulanciers m’ont accompagnée jusqu’à ma chambre, là j’ai eu un petit coup de blues. Léger. Ma chambre est grande puisque c’est une chambre à deux lits, heureusement je suis seule , j’avais bien insisté pour avoir une chambre seule. On m’a répondu qu’il n’y en avait pas de disponible, mais que le second lit était un « lit fermé » et que je resterai donc seule.

Salle de bains, wc, lit normal (non médicalisé) vue magnifique sur la chaîne de montagnes, la douche se trouve en face dans le couloir. Les murs « beigeasses » j’ai d’abord trouvé ma chambre un peu tristounette. Par contre quel calme ! et quelle vue !

Mon chéri est venu me voir avec papy et brindille, papy est resté dehors avec Brindille pendant que j’étais avec Robert. Mon chéri s’est occupé de me régler la télé, la télécommande, le téléphone, lorsqu’il est parti j’étais déjà plus à l’aise dans ces nouveaux locaux. L’infirmière qui nous a accueillis, patricia, était vraiment adorable. J’ai eu ensuite la visite du médecin et du kiné. On m’a remis le programme de la semaine, avec le lieu et les horaires des séances de gym : gym respiratoire, vélo, et gym douce. Ainsi que de nombreuses réunions d’informations sur les sujets qui nous concernent : le traitement anti coagulant, la diététique, les facteurs de risque, la gestion du stress, une conférence médicale, et l’endocardite infectieuse.

Je suis allée au rez de chaussée il y a une cafétéria doublée d’un relais H, j’ai acheté des cartes postales représentant l’établissement pour en envoyer à toute la famille.

Le soir on m’a servi mon repas en chambre, mais dès demain je pourrai descendre dans la salle de restaurant.

Impossible de tenir éveillée devant la télé, je m’endors à 21h15 ! par contre réveil la nuit à 3h du matin, je fais passer le temps en attendant l’infirmière qui doit me faire la piqûre de calcie à 4h du mat…

LES PETITES ROCHES

entrée du batiment principal

Ma chambre aux Petites Roches

12 avril 2009 le blues du choc opératoire ?

Je ne sais pas si quelqu’un comprendra ce que je vais avancer ici,  je ressens une difficulté à rejoindre « le monde des bien-portants » ! Je me sens isolée, mal à l’aise en fait avec mes proches, dans mon environnement…cela va paraître bizarre, mais les personnes qui se trouvaient avec moi au centre de rééducation me manquent, car eux, ils comprennent ! ils comprennent, ils savent que nous ne serons jamais comme avant;
J’ai eu quelques larmes hier, et ce matin, car je me sentais décalée en fait de mon environnement.

Les gens veulent me dire bonjour, veulent me voir, je sais que cela « part d’une bonne intention », mais moi je me sens comme agressée, j’ai besoin de temps, de calme, de solitude. Les personnes ne se rendent pas compte , je viens de vivre une expérience très forte, cela ne fait que 5 semaines que j’ai été opérée…du coeur…pas de l’appendicite!

J’aimerais que ce que je confie là puisse servir à d’autres personnes, qui se sentent dans la même impasse que moi.

On revient de loin bon sang, on n’est plus comme avant, même si on va mieux on est différents!

Le corps est fatigué, c’est comme une grande enveloppe de lassitude qui nous freine, et si je me sentais « en forme » au centre de convalescence, c’est une fois revenue « dans la vraie vie » que je me rends compte que cette forme a ses limites!